Beuhlaitte Administrateur


Messages: 5 Date d'inscription: 13/04/2008 Age: 22 Localisation: liège, belgique
 | Sujet: OGM (organisme génétiquement modifier) Sam 19 Avr - 11:36 | |
| Stopper l'extension des cultures manipulées génétiquement dans l'environnement. Un risque inconsidéré
Notre environnement est constitué d'une multitude d'écosystèmes. Ceux-ci se sont développés pendant des millions d'années et garantissent la richesse quasi infinie de la faune et de la flore. Pendant des siècles, l'homme s'est appuyé sur cette biodiversité pour renforcer - par le biais de croisements successifs - certaines espèces naturelles. Auparavant, ces croisements n'intervenaient qu'entre espèces apparentées. Le génie génétique a aujourd'hui transgressé la barrière jadis imposée par la nature. Par la manipulation génétique, on parvient à présent à insérer un gène de poisson dans des fraises et même un gène humain dans des poissons. Tant que ces essais se déroulent en laboratoire, on peut estimer qu'ils présentent peu de risques. Mais, cédant aux sirènes de l'argent, l'industrie a commencé à disperser à grande échelle des organismes génétiquement modifiés dans l'environnement.
Les manipulations génétiques entraînent l’apparition de nouveaux organismes vivants. Impossible de prévoir comment ces derniers se comporteront dans la nature. Les risques qui s'ensuivent pour la biodiversité sont énormes et, surtout irréversibles ! Une fois libérés dans l'environnement, ces organismes deviennent tout bonnement incontrôlables.
Les OGM sont des organismes vivants. Pendant des générations, ils peuvent muter, se multiplier, se reproduire avec d’autres organismes vivants. Et lorsqu’on constatera qu’un de ces organismes est nocif, il sera trop tard…
La dissémination des OGM dans l’environnement entraîne la perte de la biodiversité, l’augmentation de l’utilisation de pesticides, une résistance accrue chez les insectes nuisibles et les mauvaises herbes, la transmission des gènes vers d’autres espèces, l’apparition d’espèces envahissantes ou encore des effets indésirables sur des espèces non nuisibles. Les OGM peuvent en outre contaminer des cultures biologiques ou conventionnelles situées à proximité.
Les risques pour la santé à long terme sont inconnus.
Les manipulations génétiques ne constituent en rien une solution pour garantir la sécurité alimentaire du 21ème siècle. La terre produit plus de nourriture que ce qu’il faut pour nourrir la population mondiale. Pourtant, plus de 800 millions de personnes sont aujourd’hui mal nourries ou souffrent de la faim. Ceci est la triste conséquence d’une mauvaise répartition de la nourriture, causée par des décisions politiques et économiques, et ne peut en aucun cas se résumer à une question d’ordre technique. Les solutions structurelles et locales doivent être soutenues. Ces solutions existent déjà, mais les moyens financiers pour les concrétiser font encore trop souvent défaut.
La solution : abandonner progressivement l'agriculture industrielle et se tourner vers l'agriculture biologique
De nos jours, la fièvre du génie génétique s'est emparée de l'agriculture (principalement le maïs et le soja). D'autres applications, concernant par exemple le colza, la betterave et les poissons, sont pour l'instant en voie de commercialisation. Il est donc encore possible d'arrêter ces développements aussi insensés que dangereux. D'autant plus que depuis le début de l'an 2000, le secteur accuse un tassement important. Des alternatives existent. Les effets négatifs de l'agriculture intensive développée en Occident au cours du 20ème siècle continueront encore à se faire sentir pendant un certain temps. Mais, de plus en plus, l'homme aspire à une agriculture saine et respectueuse de l'environnement. L'agriculture biologique moderne constitue une alternative prometteuse qui, à terme, nous garantit un développement durable.
Que fait Greenpeace ?
Depuis l'arrivée sur le marché des premières cultures transgéniques, en 1996, Greenpeace s'oppose avec force au développement des OGM. L'opinion publique a été alertée et un véritable débat de société commence à s'ouvrir. Parallèlement, Greenpeace a démarré une campagne visant à persuader les producteurs d'aliments de bannir les organismes génétiquement modifiés de leurs produits. Une partie de l'industrie a tout mis en œuvre pour pirater les filières sans OGM, notamment en mélangeant de petites quantités d'organismes modifiés à de grandes cargaisons de soja ou de maïs sans OGM. Greenpeace a bataillé ferme pour convaincre certains pays de continuer à produire des cultures sans OGM. Les premiers résultats ne se sont pas fait attendre : de nombreux producteurs d'aliments ont déjà abandonné les OGM. Pour renforcer cette tendance, Greenpeace a entrepris un certain nombre d'actions orientées vers le consommateur. Par ailleurs, Greenpeace entend, à présent, mettre l'accent sur les aliments transgéniques destinés aux animaux d'élevage.
Sous la pression de Greenpeace, certains secteurs en Belgique (comme le secteur du poulet mais aussi celui du poisson et, dans un moindre mesure, les secteurs de la viande de porc et de bœuf) ont fait des efforts pour donner aux animaux d’élevage une nourriture exempte d’OGM. Le secteur laitier n’a pour l’heure fait aucune démarche dans ce sens. Pour cette raison, Greenpeace Belgique mène actuellement campagne contre l’emploi d’OGM dans la nourriture des vaches laitières. lien d'ou vien l'article: GREEN PEACE
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